exposition expo

Château du Grand Jardin

Exposition [ARCHITECTURE], Sylvain Chaix – HETAONE

Cette exposition propose de découvrir un univers plutôt urbain, celui du graffiti et plus largement du street art ou art urbain.

À l’origine de l’exposition, il y a le regard de Sylvain Chaix, graffeur installé à Villeurbanne, sur le château du Grand Jardin, soit le regard d’un artiste urbain sur un site patrimonial en milieu rural. Le graffeur, qui d’habitude travaille sur les architectures contemporaines de nos grandes villes, sur le béton, les structures métalliques, le gris… va se confronter aux vieilles pierres et aux décors sculptés des façades du château, pour y transposer son art et ses repères.

Contrastes et dialogues entre des architectures de milieux et d’époques différentes sont donc les idées au départ de la réflexion de cette exposition.

Pour Sylvain Chaix, le graffiti qui se base sur la maîtrise du dessin et du lettrage est également une forme d’architecture, d’où le titre de l’exposition. L’artiste a choisi de l’écrire en alphabet phonétique ; celui-ci dévoilant la construction de la lettre et du mot.

Édifice lisible, Sylvain Chaix, avril 2014

Dans Édifice visible (ci-dessus), l’artiste a reproduit le château du Grand Jardin au centre de la fresque. Son nom de graffeur – HETA est à repérer dans le lettrage gris en forme de ruban.

Comme en histoire de l’art,où le spectateur apprend à décrypter l’oeuvre, ses codes, ses messages,le visiteur de l’exposition doit apprendre à déchiffrer les images, à les lire.

Propositions pédagogiques

Visite de l’exposition

Il sera proposé aux élèves d’emboîter les pas du graffeur lors de sa découverte du site en avril 2014.

Ce qui a d’emblée intéressé Sylvain Chaix, ce sont les murs du château ! En découvrant les décors sculptés des façades, il s’est rendu compte que les graffeurs du XXIe siècle n’avaient rien inventé, puisque, déjà à la Renaissance, Claude de Lorraine, 1er duc de Guise, faisait sculpter sur les façades de son nouveau château l’initiale de son prénom et de celui de son épouse. Parmi les autres décors choisis par le duc, des thèmes intemporels et universels : la guerre, l’amour, la fête, représentés sous les traits des divinités de la mythologie gréco-romaine. Ainsi, Vénus, Bacchus ou Hermès vont trouver une résonance graffiti sous la bombe de peinture du graffeur dans la série « Mythologie moderne ».

Sylvain Chaix travaillant sur la fresque de Vénus et l’amour vache, avril 2014

L’artiste a également voulu rebondir sur la Renaissance et ses inventions picturales : la perspective, le trompe-l’oeil, l’anamorphose (déformation d’un motif tel que le crâne dans Les ambassadeurs, de Holbein), toujours en les transposant dans son langage graffiti.

Les élèves pourront donc expérimenter des illusions d’optique : effets de rotation, 3-D/anaglyphe, anamorphose, trompe-l’oeil, grille d’Hermann étincelante, …

Déroulé de la visite :

> En travail collectif : le parallèle entre les décors sculptés sur les façades du château et les fresques de l’exposition

> En petits groupes : découverte des effets visuels et des autres séries (sous forme de jeu).

Après la visite

Atelier de dessin : la construction d’un lettrage

À l’instar du pseudonyme de Sylvain Chaix – HETA, il sera proposé aux élèves de créer leur « blaze » en 4 lettres et en 4 étapes.

Les élèves utiliseront du papier blanc, du papier calque et un crayon de papier.

Durée de l’atelier : 45 mn

À réaliser sur place ou en classe

Avant la visite

Afin de préparer les élèves à la visite :

– sensibiliser les élèves à la mythologie gréco-romaine :

> notamment aux divinités telles que Vénus/Aphrodite, déesse de l’amour, Bacchus/Dionysos, dieu du vin et de la vie joyeuse, Mercure/Hermès, messager des dieux.

> en resituant l’Antiquité et la Renaissance sur une échelle de temps : préciser aux élèves qu’à la Renaissance, l’Antiquité est à la mode, voilà pourquoi on aime à représenter ces personnages au XVIe siècle.

> travail de recherche à demander aux élèves : retrouver des représentations de ces divinités (décor de céramique, peinture, sculpture, gravure), les classer selon qu’elles sont de l’Antiquité ou de la Renaissance. On pourra détailler avec les élèves les objets, animaux ou autres personnages les accompagnant (Vénus et Cupidon, Mercure et sa baguette magique – le caducée, Bacchus et le raisin/vin).

– définir avec eux ce qu’est le graffiti, le street art, en général :

> « street art » / art urbain : des formes d’art (graffiti, pochoir, sticker, mosaïque, installation, etc.) que l’on ne trouve pas dans un musée, mais dans la rue, le plus souvent dans les grandes villes du monde entier, et qui est, bien souvent, un art éphémère (qui sera recouvert par un autre artiste urbain, ou usé par les intempéries). Pour la petite histoire, le street art s’est développé dans les années 60, où les artistes ont commencé à prendre en compte dans leurs créations leur environnement direct, urbain. Cet art puise ses origines graphiques dans la bande dessinée et l’affiche, pour évoluer vers des techniques, styles ou oeuvres, aujourd’hui, très variés.

Château du Grand Jardin

5, avenue de la Marne – 52300 Joinville

Tél : 03 25 94 17 54

Retrouvez toute la programmation château du Grand Jardin sur le site internet :

www.haute-marne.fr

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